Courmayeur · Italy
Les eaux de Courmayeur
Avant que l'on vînt pour les montagnes, on venait pour l'eau. De ces pentes jaillissent des sources minérales qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, jouissaient d'une réputation médicale sérieuse, et Courmayeur fut une station thermale bien avant d'être une station d'alpinisme. Les visiteurs arrivaient en voiture à chevaux, demeuraient des semaines, buvaient l'eau à heures fixes et se promenaient. Les montagnes étaient le décor, non la raison : désagréables, dangereuses, à observer de loin. Puis en une génération le rapport s'inversa et l'on se mit à payer pour y monter. Les sources sont toujours là, et l'eau de cette vallée se boit dans la moitié de l'Italie, mais presque plus personne ne vient à Courmayeur pour boire.
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Que croyait-on qu’elles soignaient ?
Des troubles digestifs, hépatiques et circulatoires, selon les indications de l'époque. Les cures thermales mêlaient chimie, repos et bon air, et la part qui marchait vraiment était sans doute de passer trois semaines à marcher plutôt qu'en ville.
Qui étaient ces visiteurs ?
Des gens qui pouvaient disparaître un mois : des familles de Turin et de Milan, quelques étrangers, et plus tard les premiers Anglais, venus avec d'autres intentions. Ce sont eux qui ont créé les hôtels qui ont ensuite logé les alpinistes.
Et les thermes de Pré-Saint-Didier ?
Ils sont à quelques kilomètres en aval et ont une histoire parallèle : là l'eau est chaude et on s'y plonge, ici elle est froide et on la boit. Ensemble, ils ont fait de la Valdigne une destination un siècle avant les téléphériques.
Où cela se trouve
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